Il convient de rappeler que le débat d'orientation budgétaire est l'une des prescriptions de la loi organique relative aux lois de finances. Selon le président de la Commission Finances du CNT, conformément aux dispositions de la loi, la tenue du débat d’orientation budgétaire intervient à la fin du 2è trimestre de l’année précédant la période couverte par la programmation budgétaire et économique pluriannuelle soumise à l’examen du parlement. Mamadou Touré a, ensuite, précisé que cette période s’étend du 1er janvier 2027 au 31 décembre 2029. « Le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle constitue le cadre de référence pour la préparation des lois de finances des trois prochaines années », a-t-il souligné, précisant que ce document traduit les orientations de la vision 2063 ainsi que de sa stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033.
Au cours de la rencontre, les participants ont pris connaissance du cadrage budgétaire 2027-2029, fondé sur « une croissance moyenne du PIB réel de 6,5 % et une inflation maintenue en dessous du seuil communautaire de 3 % ». Selon le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, cette dynamique repose sur les efforts conjugués du gouvernement, des autorités monétaires et des acteurs économiques ainsi que sur les perspectives favorables du secteur agricole.
En matière de finances publiques, dira Alousséni Sanou, les projections visent un taux moyen de pression fiscale de 14,6 % et un déficit budgétaire moyen de 2,2 % sur la période, en conformité avec les critères de convergence de l’Uemoa.
Pour sa part, le 1er vice-président du CNT a indiqué que l’organisation du débat d’orientation budgétaire est un moment privilégié d’appropriation des voies et moyens permettant aux législateurs d’exercer leurs prérogatives d’adoption du budget d’Etat ainsi que de contrôle et d’appréciation des résultats des politiques publiques. Hamèye Founé Mahalmadane a souligné que l’exercice vise à évaluer le niveau global des recettes attendues, l’évolution de l’ensemble des ressources, des charges et de la dette du secteur public. Il s’agit également de faire état de la situation financière des entreprises publiques, de déterminer les objectifs d’équilibre budgétaire et financier sur le moyen terme, a précisé le responsable de l’Organe législatif.
Bembablin DOUMBIA
À sa 25e assemblée générale, l’APSFD-Mali a dressé le bilan d’un secteur en progression et appelé à accélérer sa transformation.
La direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence s’est investie pour assurer un approvisionnement régulier de la Cité des rails en produits de grande consommation; notamment les hydrocarbures. Elle a permis aux opérateurs économiques de renforcer leur résilience.
Dans un contexte marqué par les crises sécuritaire, énergétique et économique, le numérique offre aux entreprises maliennes de nouvelles capacités d’adaptation pour maintenir leurs activités et préparer l’avenir.
Produire sans électricité stable, acheminer les marchandises sur des axes à risques et sécuriser des approvisionnements fragilisés par les aléas climatiques. Pour les entreprises maliennes, la résilience n’est plus un choix. C’est une bataille quotidienne pour rester debout.
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En cinq ans, le Commissariat à la sécurité alimentaire a distribué plus de 135.000 tonnes de céréales et développé des actions de résilience. Son défi : renforcer les stocks et réduire durablement la vulnérabilité des populations.