Cheptel malien : Une richesse encore sous-exploitée

Avec l'un des plus importants cheptels d'Afrique de l'Ouest, le Mali dispose d'un atout majeur pour son développement économique. Pourtant, malgré ce potentiel, une grande partie de cette richesse est encore exportée à l'état brut, privant le pays d'une importante valeur ajoutée.

Publié jeudi 06 août 2026 à 09:47
Cheptel malien : Une richesse encore sous-exploitée

Un parc à bétail dans la Région de Mopti

 

Des marchés à bétail aux vastes pâturages du Delta intérieur du Niger et du Sahel, l'élevage est au cœur de la vie économique de millions de Maliens. Il contribue de manière significative au Produit intérieur brut (PIB), procure des revenus à des milliers de familles et constitue, après l'or et le coton, l'une des principales sources de recettes d'exportation du pays.

Le Mali possède un cheptel estimé à plus de 13 millions de bovins, 23 millions d'ovins et 32 millions de caprins, sans compter les volailles, les camelins et les équidés. Cette richesse alimente un commerce dynamique avec les pays de la sous-région, où les animaux sont très prisés.

Mais le véritable défi ne réside plus dans le nombre de têtes de bétail. Il est désormais de mieux valoriser cette ressource. Aujourd'hui, une grande partie des animaux est exportée sur pied, tandis que la transformation de la viande, du lait, des peaux et des cuirs s'effectue souvent hors des frontières. Le Mali se prive ainsi d'emplois, de revenus supplémentaires et d'opportunités industrielles.

La modernisation des abattoirs, le développement des laiteries, des unités de transformation et des tanneries permettraient pourtant de créer davantage de valeur ajoutée. Une meilleure organisation des filières renforcerait également la compétitivité des produits maliens sur les marchés régionaux et internationaux.

Le secteur reste toutefois confronté à plusieurs contraintes : les effets du changement climatique sur les pâturages, l'insécurité dans certaines zones pastorales, le déficit d'infrastructures, les difficultés d'accès au financement et la faible couverture des services vétérinaires.

Malgré ces défis, le potentiel demeure immense. En investissant dans la transformation locale, l'amélioration de la productivité et la modernisation des infrastructures, le Mali pourrait faire de son cheptel un véritable levier de croissance, de création d'emplois et de souveraineté alimentaire.

Plus qu'un simple patrimoine pastoral, le cheptel constitue une richesse stratégique. Mieux exploité et davantage transformé sur le territoire national, il pourrait devenir l'un des principaux moteurs de la diversification de l’économie malienne.

Mariam A. TRAORÉ

Lire aussi : Wonida : «Le Rungis» où bat le pouls économique de la capitale

Dans le vacarme des klaxons, des appels des commerçants et des marchandages, cet espace commercial révèle chaque jour une facette essentielle de l’économie bamakoise. Ce marché populaire, devenu un passage obligé pour de nombreux habitants, concentre une intense activité où se rencontrent .

Lire aussi : Namassa Danga : Le cœur fruitier de la capitale

Situé à N’Golonina, en Commune II du District de Bamako, ce haut lieu foisonnant de commerces est bien plus qu’un simple marché. Il est le pouls des fruits et légumes qui changent de mains.

Lire aussi : San : Le retour des pluies ravive l’espoir des producteurs

Après plusieurs jours marqués par l’inquiétude liée à une poche de sécheresse, les précipitations enregistrées ces dernières heures dans la région de San apportent un souffle nouveau au monde rural. Les producteurs entrevoient désormais une campagne agricole plus prometteuse.

Lire aussi : Mopti-Bandiagara-Douentza : Le CSA renforce la résilience des communautés

Mopti-Bandiagara-Douentza : Le CSA renforce la résilience des communautés.

Lire aussi : Insécurité alimentaire : Des actions décisives pour juguler la crise

De l’assistance immédiate au renforcement des moyens d’existence, le Plan national de réponses 2026 traduit la volonté du gouvernement de mieux protéger les populations vulnérables tout en réduisant progressivement leur dépendance à l’aide d’urgence.

Lire aussi : Feuilles de patate douce : La rareté qui intrigue les ménagères

Dans plusieurs marchés de la capitale, les feuilles de patate douce se font rares depuis quelques semaines. Entre difficultés d’approvisionnement, hausse des prix et versions contradictoires des acteurs, consommateurs et commerçantes s’interrogent sur les véritables causes de cette situation.

Les articles de l'auteur

Wonida : «Le Rungis» où bat le pouls économique de la capitale

Dans le vacarme des klaxons, des appels des commerçants et des marchandages, cet espace commercial révèle chaque jour une facette essentielle de l’économie bamakoise. Ce marché populaire, devenu un passage obligé pour de nombreux habitants, concentre une intense activité où se rencontrent grossistes, détaillants et consommateurs.

Par Mariam A. TRAORÉ


Publié mercredi 09 septembre 2026 à 09:11

Namassa Danga : Le cœur fruitier de la capitale

Situé à N’Golonina, en Commune II du District de Bamako, ce haut lieu foisonnant de commerces est bien plus qu’un simple marché. Il est le pouls des fruits et légumes qui changent de mains.

Par Mariam A. TRAORÉ


Publié mercredi 09 septembre 2026 à 09:07

Mopti-Bandiagara-Douentza : Le CSA renforce la résilience des communautés

Mopti-Bandiagara-Douentza : Le CSA renforce la résilience des communautés.

Par Mariam A. TRAORÉ


Publié vendredi 04 septembre 2026 à 09:00

Insécurité alimentaire : Des actions décisives pour juguler la crise

De l’assistance immédiate au renforcement des moyens d’existence, le Plan national de réponses 2026 traduit la volonté du gouvernement de mieux protéger les populations vulnérables tout en réduisant progressivement leur dépendance à l’aide d’urgence.

Par Mariam A. TRAORÉ


Publié vendredi 04 septembre 2026 à 08:57

Gombo : Une contre-saison lucrative

À Bougouni-Place, au marché de Ouolofobougou, les sacs de gombo passent de main en main dans un ballet quotidien qui témoigne de l’importance de ce légume dans les habitudes alimentaires quotidiennes. Mais cette année, la rareté des pluies perturbe le calendrier de production et retarde l’arrivée en abondance du gombo de saison. Une situation qui inquiète les commerçantes et les ménagères, grandes amatrices des nombreuses sauces préparées à base de ce produit.

Par Mariam A. TRAORÉ


Publié jeudi 03 septembre 2026 à 08:58

Projet immobilier : Le syndicat des impôts réalise une prouesse

Le syndicat de ce service de l’assiette s’est investi pour permettre aux collègues de disposer d’un logement décent dans la Cité Bekan de la SEMA-SA à Kati. Une initiative saluée par le premier responsable syndical, Soungalo Traoré, qui espère poursuivre l’entreprise jusqu’à ce qu’un plus grand nombre de ses camarades soit à l’abri du besoin.

Par Mariam A. TRAORÉ


Publié mardi 01 septembre 2026 à 09:09

N’Tomikorobougou : Un bosquet pour immortaliser feu El Hadj Mamadou Sidibé

Le collectif «N’Tomikorobougou Siguida Nièta» a organisé une opération de reboisement dans le quartier de la Commune III du District de Bamako. L’initiative vise à renforcer la protection de l’environnement tout en rendant hommage à l’ancien chef de quartier, feu El Hadj Mamadou Sidibé..

Par Mariam A. TRAORÉ


Publié jeudi 27 août 2026 à 08:46

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner