Zoo national du Mali : Immersion dans un univers de détente et de jouvence

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Réunis autour d’un plat d’attiéké, préparé à la manière traditionnelle, Mme Traoré Founè Traoré et 17 enfants qu’elle a accompagnés au Zoo national du Mali, font un festin. Il était 11 heures, hier quand la dame est venue avec ses protégés pour visiter cet espace d’attraction. La raison qui l’a attiré, elle et ces enfants, tient au fait que l’endroit est bien aménagé, plaisant et sécurisé.
«Les enfants vont partout et s’amusent sans aucun danger», lâche Founè Traoré, l’air rassurante juste après avoir avalé une bouchée.

Cependant, comme elle, ils sont nombreux les visiteurs à estimer que le prix d’entrée est élevé pour les enfants (700 Fcfa à partir de 14 ans contre 500 Fcfa pour les moins de 14 ans). Une autre difficulté a trait, selon Adama B Coulibaly, aux prix des nourritures. «Elles (les nourritures) sont chères comme dans un night-club», déplore-t-il. Assis dans le resto du Zoo, ce dernier y accompagne ses nièces à chaque fête.
En cette période de vacances, nombreux sont les parents qui emmènent leurs progénitures dans cet endroit d’attraction où on retrouve beaucoup d’animaux sauvages, notamment des lions, des éléphants, des serpents, des crocodiles, etc.

Magali Traoré est l’un de ces parents dont les enfants visitaient hier l’endroit. Elle vient de Paris. Déjà à sa première visite, la Française éprouve un sentiment de satisfaction.
«C’est très agréable de s’y promener et puis les explications pour chaque animal sont si claires et concises. Ça plait bien aux enfants», laisse entendre la Parisienne, entourée de ses trois enfants. Elle a également apprécié les espaces qui y ont été aménagés, afin de permettre aux mômes de se distraire un peu plus.

Le zoo national ne désemplit pas en cette période de vacances scolaires

Un autre nouveau fan de l’endroit est Ibrahima Chérif Haïdara, un Guinéen de 21 ans. Ce dernier qui, lorsqu’il a vu le Zoo à la télé, n’a pu se retenir face à sa beauté. Séduit, il a tout fait pour venir passer ses congés à Bamako pour pouvoir visiter le lieu. «Dès que je suis venu, j’ai constaté des animaux rares, des animaux que je n’avais jamais vus. En Guinée, il n’y a pas ces genres d’animaux. Souvent, je les vois dans les films documentaires, mais c’est ma première fois de les voir de si près. Ça fait plaisir», confie le jeune guinéen, téléphone en main en train de filmer les animaux aquatiques.
«J’enregistre comme ça. Une fois en Guinée, je vais les montrer à mes amis et ça leur donnera envie aussi de venir découvrir le Mali, particulièrement son zoo», explique Ibrahima Haïdara. Qui apprécie aussi le calme qui y règne et le dispositif sécuritaire, ajoutant qu’on n’y risque rien.

En ces périodes de vacances couplées à la fête de Tabaski, l’affluence est grande. «Du jour de la fête à maintenant, le nombre de visiteurs avoisine vingt mille personnes. C’est déjà quelque chose qui est important, ça veut dire que les enfants du Mali se sont appropriés du site du Zoo», se réjouit Aboubacar Koné, responsable éducatif chargé des relations publiques de la structure. Selon lui, les difficultés au niveau du fonctionnement sont liées aux nombreux cas d’endommagements des infrastructures par les visiteurs.
«Il y a toujours des casses dans les toilettes», déplore-t-il avant de justifier la hausse du prix d’entrée pendant les fêtes par cette situation.

Une période où les enfants de moins de 12 ans payent 500 Fcfa contre 1.500 pour ceux de plus de 14 ans. «Mais, il faut comprendre que ces sommes nous soutiennent après à refaire les infrastructures qui sont détruites», soutient Aboubacar Koné, tout en montrant du gazon détruit et qu’il faudra refaire.

«Cela demande beaucoup d’argent. Ce n’est pas pour tirer du profit, non plus pour engranger beaucoup d’argent dans nos caisses. Le Zoo est toujours déficitaire», assure notre interlocuteur qui informe que cette année, la structure va frôler 300.000 visiteurs. «Un chiffre n’ayant pas encore été atteint même dans certains pays en Europe». Une performance.

Bembablin Doumbia
L’ESSOR

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