Université de Ségou : Le Ministre Famanta exige une formation de qualité

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En visite dans la région de Ségou, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Mahamadou Famanta, a tenu mardi dernier, une réunion avec les enseignants chercheurs et étudiants de l’Université de Ségou. Aussi, il a visité les différentes infrastructures au niveau du campus d’une superficie de 9 hectares situé dans la Commune urbaine de Ségou où, le projet PADES est mis en œuvre, et la ferme agro-pastorale de Soninkoura.

L’objectif de cette visite était d’échanger avec les acteurs pour savoir les contraintes qu’il y a afin de trouver une solution. Lors de cette visite, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique s’est réjoui des prouesses réalisées par l’Université de Ségou. Au rectorat, première étape de sa visite, le Pr Mahamadou Famanta a eu une réunion avec le personnel administratif et technique. C’était en présence du recteur de l’Université de Ségou, Souleymane Kouyaté et du gouverneur de la région de Ségou, Biramou Sissoko.

Créée par l’Ordonnance n° 10-011/P-RM du 1er mars 2010 et ratifiée par la loi 2013-014 du 21 mai 2013, l’Université de Ségou est la première, et pour le moment la seule université publique en dehors de Bamako. Selon le recteur Souleymane Kouyaté, si à son démarrage en 2012, elle ne comptait qu’une faculté aujourd’hui l’Université de Ségou en comprend trois et un institut : la FAMA, la FASSO, la FAGES et l’Institut universitaire de formation professionnelle (IUFP). En termes d’effectifs d’étudiants, Souleymane Kouyaté dira qu’ils sont passés de 368 en 2012 à plus de 5000 actuellement. Il ajoutera que les difficultés qu’ils rencontrent sont les mêmes constatées dans les autres, à savoir l’insuffisance de salles de classes, de laboratoires, mais aussi et surtout l’insuffisance de personnel enseignant.

A propos des gros efforts pour résoudre les problèmes d’infrastructures, le recteur soulignera que sur le site de 9 hectares ont été construits les blocs pédagogiques de l’IUFP et de la FAMA, deux amphithéâtres de 500 et 300 places, la salle de visioconférence, l’atelier mécanique, la cantine et un bloc pédagogique de 10 salles de classes qui sont à 90% de taux de réalisation. A cela, s’ajoute le démarrage des travaux de construction du département d’élevage et de santé animale, financé par le Projet d’appui au développement de l’enseignement supérieur (PADES) pour plus de 800 millions de Fcfa. A en croire Souleymane Kouyaté, la spécificité de Ségou réside dans son éloignement, ce qui fait que les enseignants permanents (déjà peu nombreux), qui n’occupent pas des postes de responsabilité ont du mal à se sédentariser tandis que la prise en charge des enseignants vacataires auxquels nous faisons recours coûte énormément cher à l’Université», a-t-il déploré.

En réponse, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a signalé que le problème d’infrastructures est commun à toutes les universités. Pour le Pr Mahamadou Famanta, la formation des ressources humaines est le levier du développement socio-économique. A ce propos, il a insisté sur une harmonie entre le milieu professionnel et le monde du travail. S’adressant aux étudiants de l’Université de Ségou, il les a exhortés à plus d’ardeur et de discipline au travail. Selon le Pr Mahamadou Famanta, sans une masse critique de ressources humaines de qualité, notre pays ne pourra pas se développer. S’agissant des contraintes en matière d’infrastructures, de manque de personnel, dont la plupart sont des assistants, il a déclaré qu’il faut les former afin qu’ils soient maîtres-assistants en vue de renverser cette tendance d’enseignants magistraux.

Afin d’allier la théorie et la pratique, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a fait savoir que la ferme de Soninkoura est une solution. «Nous avons déjà pris contact avec le patronat du Mali qui est prêt à nous aider pour son aménagement», a assuré le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Correspondance
Mamadou Sy
AMAP-Ségou

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