Tendance Les femmes noires au cœur de la conquête spatiale américaine

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Le 21 juillet 1969, 600 millions de personnes ont suivi en direct les premiers pas de l’homme sur la Lune. 50 ans plus tard, l’agence spatiale américaine, la Nasa, compte à son actif six missions spatiales qui ont envoyé d’autres Américains dans l’espace sur les traces de Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins. Des hommes, dont la notoriété et l’exploit ont fait le tour du monde, au point de faire de l’ombre à trois femmes noires exceptionnelles sans lesquelles tout cela n’aurait sans doute pas été possible.

Katherine Johnson, Mary Jackson et Dorothy Vaughan étaient de brillantes mathématiciennes et scientifiques qui effectuaient des calculs, des équations et des analyses pour la conquête spatiale américaine.
Elles sont noires, ont vu le jour et grandi en pleine ségrégation raciale aux États-Unis. Malgré le racisme, la ségrégation, le sexisme et les barrières sociales, elles se sont battues pour s’imposer dans un monde d’hommes blancs, où la couleur de la peau déterminait les droits d’une personne dans la société.
L’intelligence, le talent et la persévérance de Katherine, Mary et Dorothy leur ont permis d’être là où on ne les attendait pas et de contribuer, de façon cruciale, à la conquête spatiale américaine. Découvrez les portraits extraordinaires de ces femmes ordinaires qui voulaient juste faire leur travail et servir leur pays.

Katherine Johnson,
la surdouée en mathématiques
Diplômée en mathématiques et en français « avec la plus haute louange » à seulement 18 ans, Katherine Johnson est un génie des mathématiques. Elle est spécialisée dans les calculs et vérifications des trajectoires de lancement et d’atterrissage des vols spatiaux. Une vraie ingénieure en aérospatiale.
Elle a d’abord commencé sa carrière comme enseignante avant de s’orienter vers la recherche et les mathématiques. Elle intègre, en 1953, le premier centre de recherche aéronautique américain en tant que « Calculatrice », avant d’être affectée à la division de guidage et de contrôle de la Division de Recherche en Vol. Elle travaillera dans ce département comme technologue en aérospatiale de 1958 jusqu’à sa retraite en 1986.

Elle fera les calculs ainsi que les analyses de trajectoire de la mission Mercury Redstone 3 (Freedom 7). C’était le lancement du premier Américain dans l’espace, Alan Shepard. Son talent force le respect, séduit et ne laisse personne indifférent. C’est encore elle qui vérifiera et validera, manuellement, les calculs de trajectoire effectués par l’ordinateur IBM pour Mercury-Atlas 6 (Friendship 7). La première mission américaine qui a envoyé un astronaute, John Glenn, en orbite autour de la Terre.

Les compétences de Katherine Johnson seront également utilisées pour déterminer les trajectoires de rendez-vous spatial entre le module de commande et le module lunaire Apollo lorsque celui-ci remonte de la surface de la Lune.

Nous reviendrons sur l’histoire des deux autres dames dans la prochaine parution de la rubrique.

Zena Traoré- Diakité
Fondatrice & Directrice de Kennyce
Consulting &Formation

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