Promotion de l’emploi et de l’entrepreneuriat : 600 JEUNES FORMÉS AUX MÉTIERS AGRICOLES

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Les ministres Mme Kané Rokia Maguiraga et son collègue Me Jean Claude Sidibé en visite dans la ferme Dagoura Niètasoba

La compétitivité, la croissance et l’accès à l’emploi sont des défis à relever dans un monde ouvert et de plus en plus concurrentiel. Pour y arriver, l’un des moyens les plus sûrs est la formation des jeunes. Il est aujourd’hui nécessaire de leur offrir des formations qualifiantes adaptées aux besoins du marché de l’emploi. En effet, la formation professionnelle stimule la productivité et l’employabilité, en permettant aux entreprises d’être compétitives et en facilitant l’insertion professionnelle des jeunes.
Fort de ce constat, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Me Jean Claude Sidibé a lancé, vendredi dernier, les projets de formation-insertion de 600 jeunes en agriculture. L’événement qui s’est déroulé au Centre de formation agro-pastoral Dagoura niètasoba de Djoliba (CFAP-DNS), Commune du Mandé, a enregistré la présence du ministre de l’Elevage et de la Pêche, Dr Kané Rokia Maguiraga, du directeur général du Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA), Mohamed Elbachar Touré. Etaient aussi présents la directrice du CFAP-DNS, Mme Keïta Mariam Bouaré, le maire du district de Bamako, Adama Sangaré et celui de la Commune du Mandé, Nouhoum Kélépily. Ces sessions ont été initiées par le FAFPA à l’intension de 600 jeunes de Bamako et de la Commune du Mandé. Son coût se chiffre à 304.849.200 de Fcfa financés à 90% par le FAFPA, soit environ 274.364.280 de Fcfa. Ainsi, durant trois mois d’alternance entre le CFAP-DNS et les exploitations agricoles, les bénéficiaires suivront des formations théoriques et pratiques dans les domaines de l’aviculture, de l’embouche et de la pisciculture.
Ils seront également formés en entrepreneuriat et à la vie associative, afin de leur permettre d’avoir des revenus propres pour pouvoir subvenir à leurs besoins.
Intervenant à ce propos, le directeur général du FAFPA a soutenu qu’une jeunesse bien formée et insérée dans la vie active est la clé de voûte du développement économique et social, donc de la réduction du chômage et du sous-emploi. Pour Mohamed Elbachar Touré, l’impact est plus perceptible quand il s’agit de l’agriculture, secteur prioritaire de l’économie, qui offre des perspectives d’emplois plus importantes pour des jeunes, dont la plupart sont sans qualification préalable en agriculture. Pour sa part, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle a indiqué que le gouvernement du Mali a fait de la formation et l’emploi une priorité pour l’atteinte des  objectifs prioritaires en matière de promotion de l’emploi et de la formation professionnelle.
Car, «le chômage des jeunes constitue, malgré les efforts consentis, une menace pour la cohésion sociale et la stabilité politique» du pays, a justifié Me Jean Claude Sidibé, précisant que les 600 jeunes seront directement insérés ou installés à leur propre compte. Pour ce faire, il s’est engagé à suivre de plus près le processus de leur installation ou de leur insertion.
Babba B.
COULIBALY

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