Promotion de la liberté de la presse : UN AMBITIEUX PROJET COUVRANT NEUF PAYS AFRICAINS

0
28

La cérémonie de lancement du projet : «Renforcer la contribution des médias pour la construction d’un avenir de développement durable», financé par l’Unesco, la Coopération suédoise pour le développement international et le gouvernement du Mali, a été présidé vendredi dernier à l’hôtel Salam, par le ministre de la Communication, chargé des Relations avec les institutions, porte-parole du gouvernement, Yaya Sangaré.

Étaient présents, le représentant du bureau de l’Unesco au Mali, Saip Sy, les représentants de la Haute autorité de la communication (HAC), de la Maison de la presse, de l’Association des éditeurs de la presse privée (ASSEP), de l’Union nationale des journalistes du Mali (Unajom), des journalistes venus de la presse publique et privée écrite, audiovisuelle et en ligne ainsi que des étudiants de l’École supérieure de journalisme et des sciences de la communication (ESJSC).

Le représentant du bureau de l’Unesco au Mali a souligné que le présent projet est mis en œuvre dans 19 pays à travers le monde dont neuf en Afrique (Gambie, Kenya, Rwanda, Tanzanie, Ouganda, Bénin, Burkina Faso, Sénégal et Mali) sur une durée d’un an avec un budget de 3 millions de dollars (1,5 milliard de Fcfa).
Saip Sy a mis en exergue les défis de communication et de post conflits, la crise sécuritaire au Mali qui a entraîné des effets négatifs sur les libertés individuelles et la sécurité des journalistes.

«Plusieurs projets ont été mis en œuvre dans le but de renforcer le secteur médiatique au Mali. Néanmoins, journalistes et professionnels des médias se trouvent face à de nombreux obstacles dans l’exercice de leur profession, en particulier dans les régions du pays où les tensions se sont intensifiées», a rappelé le représentant de l’Unesco.

Dans son discours d’ouverture, le ministre de la Communication, chargé des Relations avec les institutions, porte-parole du gouvernement, Yaya Sangaré a saisi l’occasion pour rappeler qu’au Mali, diverses initiatives du gouvernement et de ses partenaires ont contribué à la liberté de la presse, avant de préciser que la crise politico-sécuritaire déclenchée à partir de 2012 a fragilisé les conditions de travail des journalistes.

Évoquant les qualités et les responsabilités des hommes et femmes de médias, le ministre Sangaré a indiqué : «Un journalisme de qualité informe et aiguille les citoyens quant aux problèmes qui les affectent, responsabilise les institutions et contribue à la paix et à la démocratie en donnant la parole à toute la société. Il favorise une compréhension mutuelle lorsque des tensions surviennent et permet aux personnes de participer au fonctionnement démocratique de leur pays».

Pour le ministre Yaya Sangaré, le journalisme est un métier de la communication pas comme les autres. Bien que les journalistes ne fassent pas partie d’un ordre professionnel classique, ajoutera-t-il, les professionnels se reconnaissent entre eux par l’adhésion à des valeurs communes : recherche d’équité dans la couverture journalistique, vérification des faits, séparation des genres entre le journalisme factuel et le journalisme d’opinion, séparation des contenus rédactionnels et publicitaires, devoir de corriger les erreurs, etc.».

Le ministre de la Communication, chargé des Relations avec les institutions, porte-parole du gouvernement s’est réjoui du fait que la mise en œuvre du présent projet va contribuer à la promotion de la liberté d’expression, permettant une pluralité de voix, luttant contre l’oppression et mettant fin aux conflits et atténuer la pauvreté.

Il contribuera également à la promotion de la liberté d’expression en ligne et hors ligne, de la sécurité des journalistes, du soutien des médias indépendants ainsi que le renforcement des médias et l’amélioration des systèmes de suivi et de reporting des Etats membres par des projets de base externes soutenus par le Programme international pour le développement de la communication.

Kader Maïga

 

Promotion de la presse : BIENTÔT UN BUREAU COMMUN DE LA PRESSE À MOPTI

L’augmentation préoccupante des tensions sociales et politiques dans les régions affectées par la crise a conduit le ministre de la Communication, chargé des Relations avec les institutions, porte-parole du gouvernement Yaya Sangaré à solliciter l’appui de nos partenaires pour l’organisation d’une grande réunion des journalistes à Mopti pour les sensibiliser sur leur rôle en période de crise et, pourquoi pas, ouvrir à Mopti un Bureau commun de la presse pour couvrir ces événements malheureux que connaît le Mali et dont les populations ont besoin d’en connaître les causes, comment et qui sont à la base de ces exactions.

«Ce Bureau commun de la presse à Mopti en cette phase de la vie de notre pays contribuera sans nul doute à donner une réponse aux besoins de réconciliation nationale et de cohésion sociale par les médias», a souligné le ministre Yaya Sangaré.

Le chef du département de la Communication a, par ailleurs, rappelé que les responsables des médias ont une influence énorme sur la manière dont leurs organes de presse couvrent les évènements locaux et nationaux. « Votre pouvoir viendra de la manière dont vous influencerez les peuples et les hommes politiques », a-t-il souligné.

K M

Laisser une réponse

P