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Primature : BALLET DIPLOMATIQUE

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Le Premier ministre, Soumeylou Boubeye Maïga, a reçu hier le directeur général de la Compagnie américaine de construction de voie ferroviaire, (Railnet Internationale), Ronald Brian Kress. C’était en présence du ministre des Transports, Soumana Mory Coulibaly, du président de la Chambre des mines du Mali, Abdoulaye Pona et du président directeur général du cabinet d’études CIRA (Conseil ingénierie et recherche appliquée), Seydou Mamadou Coulibaly.
Aux termes de cet entretien, le président de la Chambre des Mines a expliqué être venu pour présenter au chef du gouvernement la délégation américaine qui est intéressée par un projet de chemin de fer au Mali.
Selon Abdoulaye Pona, les échanges ont porté sur les différents axes ferroviaires à construire dans le cadre de ce projet. « Nous avons défini au Premier ministre quatre axes, à savoir l’axe existant, c’est-à-dire Koulikoro-Dakar, et trois autres axes à construire complètement. Il s’agit des axes Bamako-Conakry et Bamako-San Pedro en passant par Bougouni qui devient un hub. Le troisième axe va traverser le désert et quatre ou cinq régions en allant jusqu’à Kidal», a-t-il développé.
Quid du montant de ce gigantesque projet ? Répondant à cette question, le président de la Chambre des mines a souligné qu’à ce stade, il est difficile de donner une estimation du montant. Mais, a-t-il assuré, les Américains vont amener une nouvelle technologie qui donnera une longue vie à notre chemin de fer.
Pour une telle technologie, a-t-il expliqué, la construction d’un kilomètre de chemin de fer va coûter à notre pays à peu près 3,6 millions de dollars. «Nous avons une étude de faisabilité qui est entamée par CIRA, un cabinet international de droit malien, pour une durée de cinq mois. Après cette étape, je crois qu’il y aura une étude détaillée avec le partenaire en question pour aller dans l’opérationnalité du projet», a conclu Abdoulaye Pona.
Auparavant, le Premier ministre avait reçu le ministre délégué auprès du ministre des Marocains résidant à l’étranger et des Affaires de migration, Abdelkrim Benatiq. Rien n’a officiellement filtré de cette audience. Cependant, selon une source à la Primature, Abelkrim Benatiq était venu rendre une visite de courtoisie au chef du gouvernement, après la signature, la veille, d’un mémorandum de coopération sur les questions migratoires avec son homologue en charge des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration africaine. Selon la même source, les échanges ont également porté sur le renforcement des relations entre les deux pays, qui sont liés par la religion et par l’histoire. Cette audience s’est déroulée en présence du ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, Yaya Sangaré.
Le ministre délégué auprès du ministre japonais des Affaires étrangères, en visite dans notre pays, a lui aussi été reçu hier en audience par le Premier ministre Soumeylou Boubeye Maïga. Masahisa Sato était, à cette occasion, accompagné de l’ambassadeur de l’Empire du soleil levant au Mali, Daisuke Koruki.
A la fin de leur tête-à-tête qui a duré près d’une heure d’horloge, le numéro deux des Affaires étrangères du Japon a dévoilé le but de son séjour dans notre pays. «L’objectif de cette visite est de consolider et de renforcer davantage nos relations bilatérales qui sont toujours au beau fixe», a indiqué Masahisa Sato.
Parlant de son entrevue avec le patron de l’administration malienne, le délégué du chef de la diplomatie du pays de l’empereur Akihito a révélé : «Les discussions avec le Premier ministre ont porté sur le développement de la coopération en matière de sécurité». Faut-il préciser qu’en matière de sécurité, le Japon appuie considérablement nos forces de sécurité, en réhabilitant des infrastructures et en mettant à leur disposition des équipements nécessaires à leur montée en puissance.


Aboubacar TRAORÉ
Cheick M. TRAORé

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