• Mali
  • lundi 27 mai 2019
  • Dernière mise à jour: 01:03
  • 39°C Bamako, Mali

Mali-FIDA : BIENTÔT UN NOUVEAU PROJET POUR LES POPULATIONS RURALES

0
166

Le ministre du Développement industriel et de la Promotion des Investissements, Moulaye Ahmed Boubacar a reçu hier dans les locaux de son département une délégation du Fonds international de développement agricole (FIDA), dirigée par le directeur de la Division Afrique de l’Ouest et du Centre, Linsadro Martin.
La rencontre qui a réuni la délégation du FIDA d’un côté et de l’autre, les services techniques du département de l’Agriculture, était riche en nouvelles, en bonnes nouvelles surtout. Au nombre desquelles il faut retenir le projet de finance inclusif dont le coût s’élève à 100 millions de dollars (50 milliards de Fcfa).
Celui-ci va permette l’accès des familles pauvres aux services bancaires en leur facilitant le financement d’activités de production. Selon le ministre Moulaye Ahmed Boubacar, la coopération entre le Mali et le FIDA remonte à 1982.
Il faut signaler que la visite de la délégation du FIDA dans notre pays a duré 3 jours au cours desquels elle a échangé, avec la partie malienne, de la microfinance, de l’accessibilité des jeunes et des femmes aux financements des activités agricoles.
«Nous avons conscience que nous n’avons aucun moyen de créer de la richesse, de l’emploi si nous ne développons pas l’agriculture. Voilà pourquoi depuis hier avec les techniciens, il sont en train de travailler pour cibler les domaines dans lesquels ils peuvent évoluer avec nous et faire en sorte que le développement agricole soit une réalité telle que le pense le président de la République», a indiqué le ministre Moulaye Ahmed Boubacar.
Les bénéficiaires du projet de finance inclusif sont les ménages pauvres qui ont du mal à accéder aux services bancaires et qui ont besoin de ces ressources pour faciliter leurs activités de production et de transformation afin d’améliorer leurs conditions de vie.
Selon Jean-Pascal Kaboré, chargé de programme pour le Mali et le Cap Vert, ce sont les ménages et les populations les plus vulnérables qui bénéficieront des financements.  
Quant à Linsadro Martin, il a réitéré le soutien du FIDA à notre pays qu’il a félicité pour la croissance de 5%. Mais, ajoute le directeur de la Division Afrique de l’Ouest et du Centre, «on sait très bien que la croissance n’est pas suffisante pour éliminer la pauvreté».
«On a travaillé ensemble pendant des années. Et dans le futur, nous espérons travailler sur les énergies renouvelables, la microfinance, la formation des jeunes et on a vu que les projets qu’on est en train de mettre en œuvre ici sont performants», s’est-il félicité.
Selon Benoit Thierry, directeur FIDA Hub Afrique de l’Ouest, le FIDA est une institution qui soutient l’agriculture familiale, sa modernisation. Le souhait de l’institution, selon lui, est que les paysans puissent produire de quoi se nourrir. «Sur l’Afrique, il y a un doublement des ressources affectées aux pays en général. En Afrique de l’Ouest, on a un très bon avancement dans les ressources disponibles, cela permet de mener des projets d’appui à la production, à la productivité, et aussi à la transformation et à la commercialisation», a expliqué Benoît Thierry.


Khalifa DIAKITÉ

Partager cet article ! :

Laisser une réponse