Mali, Burkina Faso et Côte d’Ivoire : SAVE THE CHILDREN RECENSE 1600 ENFANTS ET JEUNES EN MOBILITÉ

0
99
Un atelier national de partage d’informations relatives aux données collectées sur les enfants et les jeunes migrants, intitulé : « Processus de Rabat », s’est tenu, hier à l’hôtel Onomo, à l’initiative de l’ONG Save the Children. Il est utile de rappeler que le « Processus de Rabat » est un projet initié par Save the Children qui recueille des données sur les enfants et les jeunes migrants. Il s’agit, pour les organisateurs, de mettre à la disposition des acteurs concernés par le phénomène, des données collectées sur ces couches de migrants dans les trois zones d’intervention (Mali, Burkina Faso et Côte d’Ivoire) sur la mobilité des enfants et des jeunes. Cet atelier national d’une journée a regroupé une cinquantaine de participants venus de Bamako et Sikasso. La cérémonie d’ouverture était présidée par le représentant du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Moussa Idrissa Guindo, en présence d’un représentant du directeur pays de Save the Children, Midou Amadou, du coordinateur du « Processus de Rabat », Vincent Dembélé et de nombreux invités. Le projet, mis en œuvre sur une période de trois ans, est financé par l’Union européenne (UE) à hauteur de 1,2 million d’euros, soit un peu plus de 780 millions de Fcfa. A ce jour, le projet a recensé 1600 enfants et jeunes en situation de mobilité entre le Mali, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. Le projet se fixe comme mission de promouvoir une gouvernance sous-régionale efficace des migrations, notamment des enfants et jeunes en mobilité. L’objectif visé par l’atelier est de renforcer la collaboration entre acteurs étatiques et non étatiques via un partage d’informations contenues dans les différents rapports des données. Moussa Idrissa Guindo a exprimé l’engagement de son département à accompagner le projet. « Cet atelier m’offre l’opportunité d’apprécier la mobilisation de l’ensemble des partenaires techniques et financiers et de Save the Children international autour du projet, a expliqué le représentant du ministère en charge de la Promotion de la Femme. Par ailleurs, il a salué l’engagement de Save the Children et des partenaires en faveur de la promotion d’une gouvernance sous-régionale efficace des migrations et de protection des enfants et des jeunes en mobilité entre les trois pays frontaliers. Le projet cadre bien avec le programme des services sociaux étatiques du Mali en charge des questions de migration des enfants et des jeunes. Les résultats obtenus, permettront aux structures étatiques, mais aussi aux autres acteurs de la protection de l’enfant, d’être outillés en matière de gestion de données relatives aux mouvements migratoires des régions frontalières entre le Mali, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. Amadou SOW

Laisser une réponse

P