Lutte contre le sida : Accélérer le rendez-vous des résultats de la prise en charge virale

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Le projet intervient dans 11 pays africains, dont le Mali

Le Réseau malien des associations des personnes vivant avec le VIH (RMAP+) et ses partenaires ont organisé, vendredi dernier, une journée de plaidoyer sur les résultats obtenus en 27 mois de collecte de données du projet « Observatoire communautaire sur le traitement (OCT).

La cérémonie était présidée par le coordinateur de la Cellule sectorielle de lutte contre le Sida du ministère de la Santé et des Affaires sociales, Souleymane Sacko. Etaient aussi présents, la présidente du RMAP+, Mme Djerma Oumou Diarra, et le secrétaire exécutif du Haut conseil national de lutte contre le Sida, Pr Moussa Maïga.

L’objectif de la journée était d’informer les décideurs sur la problématique du délai dans le rendu des résultats de la charge virale en vue de corriger les insuffisances. Il s’agit aussi d’amener les autorités à prendre des décisions requises pour optimiser le rendu de ces résultats au niveau des laboratoires et de faire des recommandations pour le suivi.

En 2016, le Fonds mondial a approuvé une subvention de trois ans (janvier 2017 à décembre 2019) pour aider la Coalition internationale pour la préparation au traitement (ITPC) à soutenir le développement d’un observatoire régional communautaire sur le traitement en Afrique de l’Ouest. Ce projet vise à renforcer les réseaux de personnes vivant avec le VIH (PVVIH) afin de collecter et analyser des données quantitatives et qualitatives sur les barrières à l’accès au traitement et aux soins anti-VIH. Il permettra également d’accroître l’accès au traitement antirétroviral pour les PVVIH dans 11 pays africains à savoir Bénin, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée- Conakry, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Sénégal, Sierra Leone et Togo. Cela se traduit par la mise en œuvre d’un modèle d’OCT, conçu par ITPC. Le RMAP+ est récipiendaire secondaire du projet OCT. Celui-ci vise à collecter les données sur 4 sites de prise en charge du VIH au Mali, dont deux sur la rive droite (l’Unité de soins et d’accompagnement Communautaire (USAC) de la Commune V et la clinique des Halles de Bamako, et deux sur la rive gauche (Centre de santé communautaire de Sikoro et l’hôpital Gabriel Touré) », a indiqué Mme Djerma. Elle a aussi expliqué que de juillet 2017 à juin 2019, le projet OCT a collecté des données en fonction de l’objectif des trois « 90.90.90 ». Autrement dit, que 90% des personnes connaissent leur statut sérologique, 90% des personnes dépistées séropositives soient mises sous traitement antirétroviral (ARV). Enfin que 90% des personnes sous ARV atteignent la suppression virale.

La présidente du RMAP+ a fait savoir que le projet a suivi 5 groupes prioritaires pendant la période de collecte. Il s’agit des hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH), les travailleuses du sexe (TS), les utilisateurs de drogues injectables (UDI), les femmes enceintes et jeunes de 15 à 24 ans.

Fatoumata T. Diawara
L’ESSOR

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