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Journée mondiale du livre et du droit d’auteur : L’APISEF-MALI célèbre l’évènement

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«Le Mali contemporain : fragilités et possibilités» de l’anthropologue Mamadou Diarafa Diallo était au centre d’une conférence débat, organisée, samedi dernier, par l’Association des professionnels du secteur de l’économie et des finances du Mali  (APISEF – Mali).
Animée par l’auteur lui-même, la rencontre a eu lieu au Centre Djoliba en présence de Mme Boukenem Fatima Diallo, présidente d’honneur de la cérémonie, du Dr Abdoulaye Sall, parrain de l’événement, Nouhouzo Samson Diarra, secrétaire général de l’APISEF-Mali et  de nombre invités.
La présidente d’honneur, rappelant le contexte, placera l’événement dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, célébrée par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), le 23 avril de chaque année. Cette rencontre, selon Mme Boukenem Fatima Diallo, est une manière pour l’association de jouer sa partition dans la commémoration de cette journée. Le but étant, selon elle, la promotion de la lecture, de l’industrie éditoriale, tout en œuvrant pour la protection de la propriété intellectuelle à travers le droit d’auteur. Le décor ainsi planté, le conférencier a détaillé le contenu de son ouvrage, dont le titre, évocateur, est en harmonie avec la situation de crise à laquelle le pays est confronté. Situation à laquelle Mamadou Diarafa Diallo dit, en écrivant ce livre, vouloir ressortir les faiblesses du Mali. Des fragilités qui, selon lui, peuvent être aussi des forces, à condition de mieux les exploiter.         A cet effet, le livre de 186 pages, édité par l’Harmattan, comprend six chapitres. En vente au Grand hôtel, l’ouvrage examine la situation de notre nation, en fragilités et opportunités. A ce titre, le premier évoque le traumatisme vécu par le peuple malien suite à la crise de 2012. Une situation derrière laquelle tout le monde s’est refugié, feignant ainsi d’ignorer la vérité, analyse M. Diallo. Comme remède, l’anthropologue propose le retour à la raison, en redéfinissant les valeurs et principes cardinaux à l’origine du vivre ensemble ancestral.
Dans les chapitres 2 et 3, l’auteur aborde la question  de notre dépendance de l’extérieur, le lien entre l’Etat, la religion et les traditions. Au sujet de la dépendance, l’écrivain se demande si le Mali doit continuer à compter sur l’aide extérieure. Il invite à la mobilisation de tous, en comptant sur  nos valeurs et nos ressources propres.
Au sujet de la relation entre l’Etat, la religion et les traditions, Mamadou Diarafa Diallo estime que l’Etat, étant au dessus de tout le monde, doit simplement s’assumer.
Il aborde, aux chapitres 4, 5 et 6, la question de l’injustice, de la dynamique électorale, du patriotisme, de l’amour de soi, etc. Pour l’auteur, le choix de ces thématiques se justifie par le fait que l’injustice est manifeste dans nos sociétés. D’où le besoin, selon M. Diallo, d’un citoyen nouveau amoureux de sa patrie et épris de justice, de paix…  A la fin de l’exposé, l’assistance a échangé avec le conférencier du jour pour dépeindre les maux dont souffre le Mali, comme pour corroborer les études de l’orateur. Les interventions ont essentiellement pointé du doigt le rapport entre l’Etat et la religion, les problèmes de gouvernance, etc. Ils étaient unanimes sur la nécessité d’un dialogue entre tous les fils du pays, et de procéder aux reformes nécessaires qui s’imposent. Un avis partagé par le parrain Dr Abdoulaye Sall qui croit que seules nos valeurs morales peuvent aider à sauver et à préserver le Mali. L’APISEF – Mali a pour objectif de regrouper tous les professionnels du secteur de l’information, de l’économie et des finances. Afin, disent les responsables, d’encourager les échanges d’idées et d’expérience en vue d’assurer la collecte, la diffusion et la sauvegarde des archives du secteur.
Amadou B. MAïGA

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