“Gilets verts” : Les fantassins de l’environnement

0
75

Le ministre Housseini Amion Guindo a salué cette belle initiative

Des milliers de volontaires, hommes et femmes, ont décidé de s’engager pour la sauvegarde de notre cadre de vie et de nos ressources naturelles. Ce nouveau mouvement est un espoir pour un Mali propre et résilient au changement climatique

Arborant un gilet vert et balai en main, des milliers de volontaires très déterminés pour l’assainissement et la protection de l’environnement se sont regroupés dans la salle Bazoumana Sissoko du Palais de la culture Amadou Hampaté Bâ.

Venus de toutes les régions du Mali, ils ont exprimé fortement leur engagement à lutter contre les actes de dégradation de l’environnement. C’était lors du lancement officiel du mouvement «Gilets verts», samedi dernier, par le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Housseini Amion Guindo.

Il faut rappeler que notre pays demeure fortement préoccupé par le changement climatique, la désertification, la pollution de l’air et de l’eau.
Ces phénomènes constituent des défis majeurs à relever pour nos autorités afin d’assurer notre survie et un développement durable. Les ressources naturelles qui constituent la base de subsistance et de richesse de la population sont aujourd’hui menacées essentiellement par les actions de l’homme.

Selon le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Housseini Amion Guindo, plus de 1.000 milliards ont été investis par l’Etat ces dernières années pour réguler le secteur de l’environnement. Malgré ces efforts, le phénomène de la dégradation de l’environnement est resté sans une solution adéquate. Les défis restent immenses dans le domaine de la protection de notre cadre de vie et de la sauvegarde des cours d’eaux et des forêts.

D’où la nécessité de la création du mouvement «Gilets verts», une initiative des autorités pour remédier aux problèmes d’assainissement et d’environnement sur toute l’étendue du territoire.

SOLUTION SIGNIFICATIVE – Ce mouvement cadre parfaitement avec l’article 15 de la Constitution de 1992 qui stipule : “Toute personne a droit à un environnement sain. La protection, la défense de l’environnement et la promotion de la qualité de la vie sont un devoir pour tous et pour l’État”.

Composé de volontaires déterminés à lutter contre l’insalubrité sur l’ensemble du territoire, le mouvement «Gilets verts» se fixe comme objectifs : le curage des caniveaux, le reboisement, la collecte des ordures et l’entretien du fleuve Niger. Il se propose également de sensibiliser des ménages pour un éveil de conscience pour la gestion efficiente de notre cadre de vie.

L’initiative qui ne fait pas de distinction entre les couches sociales, devrait apporter, selon le ministre en charge de l’Assainissement et de l’Environnement, contribuer à trouver une solution significative aux questions fondamentales qui concernent la prévention, la lutte contre la pollution et des nuisances, la lutte contre la pauvreté, mais aussi prévenir certains conflits communautaires liés à l’accès aux ressources naturelles.
Housseini Amion Guindo est convaincu que la solution aux questions environnementales passe forcément par une appropriation à la base des questions liées à l’environnement et l’assainissement.
Et de rappeler que la protection de l’environnement interpelle tout un chacun et que tout Malien, conscients des dangers liés à la dégradation de l’environnement, doit contribuer par des actions significatives à l’amélioration du cadre de vie des populations.

L’initiative des «Gilets verts» a été saluée, notamment par les autorités religieuses, coutumières, politiques, administratives, les associations, la société civile qui ont exprimé leur soutien au mouvement. Selon Adama Konaté, représentant du maire de la Commune IV, le mouvement «Gilets verts» est une première faîtière dans le domaine de l’environnement et de l’assainissement et que la création de cette faîtière est un espoir des résultats attendus de la politique nationale de protection de l’environnement.

Macky Bâ, représentant les leaders religieux et le président du Réseau des communicateurs traditionnels (Recotrade), Daga Maïssa, ont rappelé chacun que la protection de l’environnement et l’amélioration de notre cadre de vie passent obligatoirement par une éducation aux valeurs citoyennes et par un changement de comportement.

Ils ont lancé un appel au mouvement des «Gilets verts» pour qu’ils jouent pleinement leur rôle afin que Bamako ainsi que les autres villes du Mali soient des endroits où il fait bon vivre.

Pour obtenir les résultats tangibles, les gilets verts seront formés, outillés sur les problématiques liés à l’assainissement et à l’environnement. Ils passeront de porte à porte pour sensibiliser les ménages. Des concours de propreté seront organisés dans les quartiers, communes et villes.

Anne Marie KEITA
L’ESSOR

Laisser une réponse

P