Exposition d’affaires Japon-Afrique : Zoom sur les savoir-faire japonais et africains

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                                                      Des visiteurs dans un stand d’exposition
Plusieurs évènements parallèles ont été organisés en marge des travaux du 7è sommet de la Ticad. L’un des plus importants a été sans doute l’Exposition d’affaires Japon-Afrique qui s’est tenue jeudi dernier, au Pacifico Yokohama National Convention Hall de Yokohama. La majorité des pays africains y étaient représentés.
A cet important rendez-vous du partenariat, les technologies de pointe présentées et l’innovation ont montré toute la performance de l’intelligence humaine. Dans cet univers éblouissant, où se côtoyaient visiteurs simples, hommes d’affaires, inventeurs et investisseurs, l’on pouvait admirer des échantillons de divers produits ainsi que des films vidéo les présentant au public au niveau des stands des grandes sociétés japonaises comme Yamaha, Toyota, Suzuki, Mitsbishi, etc. Il s’agit de technologies développées dans l’électricité, l’agriculture, la purification de l’eau, la gestion des déchets, et autres. Le transfert de ces technologies pourrait réellement contribuer au développement accéléré de notre continent. Ainsi, par exemple, une technologie très simple de purification de l’eau à travers différentes couches de sable était exposée. Elle ne demande pas beaucoup de moyens et peut contribuer au développement communautaire. Présentement, elle est utilisée au Sénégal, selon les promoteurs. La Société YAMAHA a aussi exposé un petit hélicoptère automatique ressemblant à un drone mais qui, à la différence de ce dernier, se déplace avec du carburant et transporte des poids plus lourds. Cet hélicoptère est utilisé dans l’agriculture pour la pulvérisation des champs. En cas de disparition d’une personne ou de catastrophe, l’appareil peut effectuer des recherches dans la mesure où, il peut aller prendre les photos des lieux (sans pilote) et il est possible de communiquer avec lui par satellite.

Ce type d’hélicoptère est utilisé au Japon depuis 30 ans et 30% de l’équipement du pays en la matière sont assurés par Yamaha. Il peut parcourir une distance de 90 km, mais bientôt il pourra aller à 200 km, ont précisé les représentants de la société. Yamaha envisage très prochainement de transférer une telle technologie au Kenya, assurent-ils. Des drones de marque Yamaha sont utilisés aussi au Ghana dans le domaine de la santé. Ces drones sont utilisés pour le transport rapide de poches de sang. Dans plusieurs autres stands, l’on pouvait observer des échantillons de véhicules, motocyclettes, des technologies de gestion des déchets, etc.
Une entreprise japonaise, du nom de Kaneka, spécialisée dans l’exportation de mèches pour les tresses africaines, a, de son côté, exposé la matière première qui est ensuite transformée sur place au Sénégal, au Nigéria et dans d’autres pays.
Les pays africains, quant à eux, sont venus avec des objets culturels, des produits cosmétiques, des brochures et dépliants relatifs à des projets ou potentialités économiques dans des domaines variés. Le stand du Mali était occupé par l’API (l’Agence de promotion des investissements). Puisque le thème de la Ticad VII était : «Promouvoir le développement de l’Afrique par le biais des personnes, de la technologie et de l’innovation», notre continent a ainsi saisi l’opportunité de cette exposition pour relever les défis en matière de technologie. Les investisseurs japonais, eux aussi, y trouveront sûrement leur compte puisqu’il s’agit d’un partenariat gagnant-gagnant.

Envoyée spéciale

Fatoumata Maïga

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