Conseil économique social et culturel : LA DERNIÈRE MAIN AU RECUEIL ANNUEL 2019

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Le président du CESC estime qu’il ne faut se tromper ni d’agenda, ni de priorité

Cette année, en plus des attentes et préoccupations des citoyens aux quatre coins du Mali, le document comporte aussi les soucis de nos compatriotes établis dans certains pays africains

La finalisation et l’adoption du Recueil annuel 2019 des attentes, besoins et problèmes de la société civile de toutes les régions, du district de Bamako et de nos compatriotes résidant à l’extérieur était l’objectif de la 9è session ordinaire de la 5è mandature du Conseil économique, social et culturel (CESC) tenue hier à son siège à Koulouba. La cérémonie d’ouverture était placée sous la présidence du Premier ministre, Dr Boubou Cissé, en présence du président du CESC, Dr Boulkassoum Haïdara, et de plusieurs ministres. On notait aussi la présence des présidents des institutions ainsi que des représentants du corps diplomatique.
Le Recueil annuel 2019, qui contient des propositions et des orientations pertinentes, est destiné au président de la République, au chef du gouvernement et au président de l’Assemblée nationale, conformément aux dispositions de l’article 107 de notre Constitution.
Cette année, la mission de recueil a concerné nos compatriotes établis en Côte d’Ivoire, en Guinée-Conakry, au Maroc, au Niger, au Nigeria, au Sénégal, au Togo et en Tunisie. «Dans le souci de rendre l’exploitation de ce recueil plus fluide, nous avons apporté une innovation majeure qui consiste à confectionner un format réduit sous forme de livret par département ministériel. Nous sommes persuadés que les résultats issus de nos analyses des saisines gouvernementales, pourraient être utilement exploités par le gouvernement et l’Assemblée nationale», a souligné le président du CESC. Outre l’examen du recueil, Dr Boulkassoum Haïdara a invité le chef du gouvernement à porter ses réflexions sur certains rapports fraîchement transmis au niveau de la Primature. Il s’agit, entre autres, du rapport général du CESC issu des travaux de sa 8è session ordinaire, tenue du 4 au 19 février 2019 sur la sécurité avec un accent particulier sur la Réforme du système sécuritaire dans notre pays. A celui-ci, s’ajoute l’Appel de Rabat lancé suite au séminaire international organisé conjointement par l’Union des conseils économiques sociaux et institutions similaires d’Afrique (UCESA), la Chambre des représentants et le CESE du Royaume chérifien en octobre 2018 à Rabat sur «le Rôle des parlements et CES-IS face aux nouveaux défis de la migration». Selon le président du CESC, les jeux de démonstration hégémonique des puissances économiques de notre planète sont largement comptables des revendications sectorielles récurrentes touchant notamment les services sociaux de base (école et santé), le chômage endémique de la jeunesse, la paupérisation chronique et l’exacerbation de l’insécurité.
Parlant des capacités du Premier ministre, Dr Boulkassoum Haïdara argumentera que son «socle éducatif et respectable» joint à la «riche compétence» de son équipe permettra à notre pays de parvenir à la paix, à la sécurité, à la cohésion sociale et au vivre ensemble. Par ailleurs, le premier responsable du CESC a rappelé que le contexte de turbulence socio-politique que traverse aujourd’hui notre pays, commande qu’il ne faut se tromper ni d’agenda ni de priorité. Il faut rester convaincu que rien de consistant ne se construit avec les fractures sociales, a-t-il insisté. Dr Boulkassoum Haïdara s’est dit convaincu que la prise en compte des propositions et orientations issues du Recueil annuel de 2019 apportera un bien-être inouï dans la quête de l’émergence, la paix et la cohésion auxquelles les plus hautes autorités de notre pays s’attèlent.

Mohamed D.
DIAWARA

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