Commune rurale de Kébila : Les actions concrètes du programme JIGISEMEJIRI

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Une délégation du programme Jigisemejiri à Kébila pour s’entretenir avec les bénéficiaires


Le spécialiste en suivi-évaluation du programme Jigisemejiri, Mohamed El Béchir Doucouré, accompagné d’une forte délégation, a effectué, vendredi dernier, une visite de terrain dans la commune rurale de Kébila (Cercle de Kolondièba). C’était en présence du maire de ladite commune, Diakaridia Koné et du sous-préfet Hassane Bah.
Cette visite avait pour objectif de s’enquérir des impacts des appuis du programme Jigisemejiri dans la commune rurale de Kébila. En effet, ce programme vise à mettre en place des transferts monétaires ciblés aux ménages pauvres, souffrant d’insécurité alimentaire et d’établir les piliers d’un système national de filets sociaux. Il permettra à moyen et long termes d’améliorer les résultats en matière de capital humain en santé, nutrition, hygiène et économie familiale des enfants. Le montant global injecté par Jigisemejiri dans cette commune de 31 villages s’élève à 1.030.080.000 Fcfa pendant 4 ans. A travers le transfert monétaire, 2.146 ménages ont bénéficié chacun de la somme de 30.000 Fcfa par trimestre durant quatre ans. Les bénéficiaires de l’AGR sont au nombre de 1.318 personnes avec 120.000 Fcfa par personne. Concernant le paquet nutritionnel préventif, outre les 13.994 enfants âgés de 6 à 59 mois, 5.730 femmes en état de grossesse et allaitant en ont bénéficié.
S’agissant du choix porté sur la commune de Kébila, le spécialiste suivi-évaluation de Jigisemejiri a justifié que ladite zone fait partie des communes pauvres de la Région de Sikasso. A l’en croire, cette commune a bénéficié des activités de transfert monétaire car la pauvreté avait pris une certaine marge assez large. Au fil des années, a-t-il ajouté, Jigisemejiri a affilié des activités paquets nutritionnels préventifs et des activités génératrices de revenus (AGR) qui permettront davantage le relèvement des couches les plus vulnérables et de façon générale améliorer leurs conditions de vie.
A travers des mesures d’accompagnement, le programme a largement contribué aux changements de comportement des populations de cette zone. Pour Mohamed El Béchir Doucouré, grâce à ces mesures, les habitants fréquentent davantage les centres de santé communautaire. La diminution significative des déperditions scolaires et l’amélioration de la sécurité alimentaire dans la commune rurale de Kébila sont des impacts positifs de leur accompagnement. Le programme Jigisemejiri compte s’appuyer sur les AGR. «Les activités d’accompagnement à travers les AGR vont continuer afin de permettre à ces braves populations de se rétablir progressivement et d’éviter le cycle intergénérationnel de la pauvreté», a signalé M. Doucouré, invitant les populations à utiliser à bon escient les dons en vue de mieux s’insérer dans le circuit socio-économique. Par ailleurs, le maire de la commune rurale de Kébila a salué le travail capital que joue Jigisemejiri dans sa commune. Diakaridia Koné ajoutera que la sécurité alimentaire est sur le point de se réaliser. Tout comme l’édile, le sous-préfet a exhorté les responsables du programme à continuer davantage leur soutien en vue de mettre fin à la malnutrition.
La délégation de Jigisemejiri a également effectué des visites chez certains bénéficiaires qui sont unanimes pour dire que le projet a été d’une grande utilité pour eux. Mariam coulibaly, bénéficiaire du paquet nutritionnel préventif, s’est réjouie de l’utilisation de la farine enrichie. A l’en croire, cet aliment a eu beaucoup d’avantages sur son enfant et elle. Il les a mis à l’abri d’un grand nombre de maladies comme la diarrhée. De son côté, Madou Dagnon, après avoir bénéficié de l’AGR, s’est investi dans l’élevage de volaille. Mais il est graduellement confronté à un manque de moyen pour nourrir ses 335 poules. M. Dagnon salue jigisemejiri pour son appui qui a amélioré son activité.
Le programme de filets sociaux Jigisemejiri est la réponse de la Banque mondiale, à la demande du gouvernement malien, pour lutter contre l’extrême pauvreté. Institué en février 2013 et placé sous l’autorité du ministère chargé des Finances, ce programme est financé sous forme de «projet d’urgence de filets sociaux», d’un montant de 35 milliards de Fcfa, par l’IDA/Banque mondiale.
Mohamed D.
DIAWARA

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