Afrobasket féminin : Mali-Angola, de l’électricité dans l’air

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La sélection nationale féminine reste sur deux défaites de rang à domicile contre les Angolaises. Une pilule difficile à avaler pour la capitaine Meïya Tirera et ses co-équipières qui sont déterminées à laver l’affront.

 

Du 10 au 18 août, le Sénégal abritera la 26è édition de l’Afrobasket féminin. La compétition regroupera 12 pays (Sénégal, Mali, Nigeria, Angola, Egypte, Mozambique, Tunisie, Cap-Vert, Kenya, RD Congo, Cameroun Côte d’Ivoire) et toutes les rencontres auront lieu à Dakar Arena, nouvellement construite dans la banlieue de la capitale sénégalaise. Lors de la phase de groupe, chaque équipe rencontrera les deux adversaires de son groupe en aller simple.

Touty Gandéga (g) ici aux prises avec Italee Lucas en 2017

Les équipes classées premières de chaque groupe se qualifieront, directement pour les quarts de finale, alors que les deuxième et troisième joueront le tour de qualification. Le Mali est logé dans la poule C, où la capitaine Meiya Tirera et ses coéquipières en découdront avec l’Angola et la RD Congo.

L’hôte de l’Afrobasket, le Sénégal affrontera l’Egypte et la Côte d’Ivoire, dans la poule A, tandis que le Nigeria, le Cameroun et la Tunisie s’expliqueront dans la poule D. Quant au groupe D, il est composé du Kenya, du Mozambique et du Cap-Vert.

Pour revenir à la poule C, elle promet de belles empoignades, avec les retrouvailles entre les Aigles Dames et les Palancas negras. En effet, la capitaine Meïya Tirera et ses coéquipières restent sur deux défaites à domicile contre les Angolaises et depuis l’annonce du tirage au sort des poules, les supporters ne parlent que de revanche.

Certains inconditionnels vont plus loin et pensent que les protégés du sélectionneur Sylvain Lautié ont les moyens de rééditer l’exploit réalisé en 2007 par le Mali, lorsque Hamchétou Maïga & CO s’étaient hissées sur le toit du continent, en dominant…le Sénégal.

A ce jour, c’est le seul titre continental que notre pays a remporté et cela fait, déjà 12 ans.
Question : la capitaine Meïya Tirera et ses camarades ont-elles les moyens d’offrir au Mali sa deuxième couronne ? Comme l’a dit le sélectionneur Sylvain Lautié, l’espoir est permis, mais la tâche s’annonce très compliquée, surtout avec la présence de l’Angola dans notre groupe qualificatif. Sur le papier, la sélection angolaise fait figure d’épouvantail et se présente comme l’une des favorites de la compétition.

On s’en souvient, en 2017 à domicile, la sélection nationale avait raté de justesse la qualification à la Coupe du monde, terminant troisième du classement (seules les deux équipes finalistes décrochent le précieux sésame, ndlr). Cet échec reste encore au travers la gorge des Maliennes et les protégées de Sylvain Lautié ambitionnent de faire mieux cette année.

«Nous allons à Dakar avec des ambitions, nous voulons atteindre au moins les quarts de finale, voire le dernier carré. Toute l’équipe est motivée et concentrée sur la compétition. L’état d’esprit du groupe est bon. Nous allons prendre match par match, Inch Allah nous nous battrons pour faire honneur aux couleurs du Mali», promet l’ailière des Aigles Dames, Nassira Traoré.

Sans minimiser la valeur de la RD Congo, on peut s’autoriser à dire que la première place du groupe se jouera entre le Mali et l’Angola. Les Angolaises seront, d’ailleurs, les premières adversaires des Maliennes et cette confrontation sera, déjà, comme une finale qu’il faut gagner à tout prix. Sur le papier, l’Angola abordera la rencontre avec les faveurs du pronostic, mais la partie n’est pas gagnée pour les Palancas negras qui auront en face des Aigles Dames déterminées à faire valoir leurs arguments.

Depuis quelques années, la sélection angolaise est en perte de vitesse, mais Sylvain Lautié et ses joueuses le savent, l’Angola reste une grande nation de basket et il faudra encore compter avec ce pays dans la course au titre. La dernière victoire des Angolaises contre les Aigles Dames remonte à 2011 à Bamako, mais après ce sacre les nouvelles championnes d’Afrique ont participé à la Coupe du monde et aux Jeux olympiques, ce qui leur a permis d’avoir beaucoup d’expérience.

«J’ai le sentiment que si nous jouons notre basket et faisons notre travail correctement, nous serons une équipe dure à battre. Il nous faut prendre les matches un à un, avec comme objectif principal, la médaille d’or. Mais pour espérer décrocher le précieux sésame, il nous faudra tout donner, rester concentrées et être dans le moment», confiait, il y a quelques semaines, la distributrice des Palancas negras, Italee Lucas.

Dotée d’une excellente vision de jeu, d’un maniement de ballon hors du commun et très adroite dans les tirs à trois points, la joueuse de 30 ans apparaît comme l’élément le plus dangereux de l’Angola, une joueuse qu’il faut museler ou à défaut empêcher de tourner à plein régime.

Le deuxième adversaire des Aigles Dames, la RD Congo boxe dans une catégorie inférieure à celle de l’Angola et ce pays doit sa présence à l’Afrobasket au wildcards (invitation).

En effet, les joueuses congolaises ont été éliminées par le Cameroun dans la zone 4, avant d’être invitées par FIBA-Afrique, comme cela se fait à chaque édition de l’Afrobasket. Grâce à cette invitation, la RD Congo participera au tournoi continental pour la deuxième fois d’affilée, après celle de 2017 (9è du classement général), mais avec des ambitions limitées. Attention cependant à cette sélection qui a été sacrée trois fois par le passé : 1983, 1986 et 1994.

Seïbou S. Kamissoko
L’ESSOR

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